Herboristerie et PPAM

(Plantes à Parfum Aromatiques et Médicinales)

Voilà quelques années déjà que j’arpente et herborise, le nez au vent et le coeur au vert, largement plus de 20 même! Mais le décompte devient obsolète avec le temps qui passe… 

crocus épanoui

Il est drôle de penser que malgré mon amour pour les plantes et ma passion ethnobotanique… je n’avais pas franchi le pas à utiliser les plantes, c’est-à-dire les produire pour autre chose que de les regarder, les côtoyer, leur parler et me sentir bien à leur côté.

Je n’avais pas pensé à les manger! encore moins à les transformer et les conserver, même si j’aimais répertorier tout ce que d’autres font ailleurs et/ou faisaient avant. Elles me soignaient déjà beaucoup par les voyages à travers espace et temps où elles m’emmenaient … pourquoi en rajouter?

Et puis, peu à peu… je me suis mise à la terre, à la toucher, la cultiver, et j’ai donc osé le contact. Ce contact que l’on semble avoir oublié de nos jours, dans cette modernité assistée numériquement.

Il y a finalement peu de temps, 11 ans exactement (en 2015 alors que ma rencontre botanique datait de 2004 et ma pratique de permacultrice de 2009), que je me suis mise à les préparer, transformer autrement que pour les regarder et admirer. Je suis ainsi devenue à mon insu et assez naturellement, en semant, plantant, arrosant, nourrissant, cueillant, caressant, séchant, macérant et alcoolisant, et même embaumant et effleurant… une paysanne-herboriste.

Je revendique maintenant ce joli nom, même si je sais qu’il fait l’objet depuis peu d’une inscription au registre des métiers, nécessitant une formation ad hoc, bien trop lointaine pour que je puisse couper mes longues racines et m’y rendre! – la formation d’Herboriste à l’EBH de Ploneour-Menez (29) que j’ai suivie de 2023 à 2025 étant déjà largement gage d’honorabilité à mes yeux. La clef qui me manquait depuis longtemps. D’autant que j’ai fait le choix de devenir agricultrice à temps plein officiellement depuis l’hiver 2025, réalité quotidienne déjà ancrée au champ depuis 2019, comme une évidence. 

Sachant que les pratiques et savoirs traditionnels et/ou acquis grâce à l’expérience de terrain font aussi (et surtout!) partie intégrante de cette profession.

C’est ainsi que j’ai décidé d’ouvrir mon jardin.

Pour des ateliers. De temps en temps. Progressivement. Car ce n’est pas chose simple… Ne parle-t-on pas de « jardin secret » pour ce qui est de plus intime et personnel!?

Mais aussi pour produire pour d’autres personnes que moi et ma famille. Aujourd’hui, le pari de devenir autant autonome que l’on puisse être pour le soin de base avec les plantes est atteint, et je souhaite transmettre à la fois mes connaissances et réflexions, mais aussi plants, graines et bonnes recettes.

coeur de souci